L'Espagne aura de ce fait, comme l'a souligné récemment dans une conférence de presse le ministre de la Culture, M. Mohamed Achaari, l'opportunité de consolider les échanges culturels avec le Maroc et de jeter les bases d'un dialogue permanent et d'une coopération soutenue entre les professionnels de l'édition des deux pays voisins. Pour M. Larbi Hariti, écrivain marocain hispanophone qui supervise la participation espagnole dans ce Salon, le choix des maisons d'édition espagnoles a été rigoureusement régit par des critères de qualité et d'excellence thématique.

Il a affirmé, dans une déclaration à la MAP recueillie lors d'une rencontre mardi entre les médias et les éditeurs présents au salon, que l'Espagne participe avec pas moins de 14 éditrices qui s'intéressent aux questions de la femme, de l'enfance et de l'histoire et de la littérature du Maroc.

Les professionnels de l'édition, a-t-il dit, ont à cette occasion unanimement mis en avant la bonne facture de cette 11ème édition qui va certainement captiver et forcer l'admiration des visiteurs, ajoutant que le salon leur offrira l'occasion de découvrir les nouvelles créations et uvres littéraires, palliant ainsi à la faiblesse de fréquentation des librairies au Maroc.

Promouvoir la lecture au Maroc Pour lui, le manque d'intérêt pour le livre trouve son explication notamment dans le fait que l'habitude de lire n'est pas largement répandue, un pouvoir d'achat faible et le recours massif à la photocopie, surtout parmi les étudiants.

Pour lutter contre ce phénomène, Mme Nissrine Charaïbi, responsable du développement, du marketing et de la communication à la librairie Madariss, a proposé l'adoption par le Maroc de la législation française qui pénalise toutes les officines prestataires de services liés à la photocopie.

A cela s'ajoute un problème de taille : la mauvaise présentation et la distribution aléatoire des livres qui n'accroche aucunement les lecteurs potentiels. Mais il reste toujours que le prix du livre dissuade plus d'un, a-t-elle dit.

M attirent les lecteurs tels les mémoires et les textes et magazines destinés aux femmes malgré ces difficultés, il n'en demeure pas moins vrai que certains genres de créations littéraires