Durant huit jours, Casablanca sera un territoire occupé du nord au sud, à l’est comme à l’ouest, qui s’ouvre aux spectacles, aux arts et au divertissement. En ouverture, du théâtre de rue, sous la forme d’un défilé nocturne animé par le collectif Oposito (France). Danseurs, comédiens et artificiers investiront le centre-ville de la place des Nations Unies à la place Rachidi, pour une parade monumentale en trois actes, intitulée «Transhumance, l’heure du troupeau». En clôture, un spectacle de pyrotechnie, «Le voyage de lumière», conçu par le Groupe F. Au programme de ce spectacle, qui se déploie sur la plage de Sidi Abderrahmane durant trente minutes, un dragon hérissé de flammes, trois fleurs géantes formant un ballet, accompagnés d’une procession de percussionnistes. Entre-temps, de la musique avec Cheikha Rimitti (raï), Elissa (variété arabe), H. Kayne (hip hop), Hoba Hoba Spirit (rock), Setati (chaâbi), Tiken Jah Fakoly (reggae), Wyclef Jean (hip hop); des projections de films sur la plage Lalla Meriem (La marche de l’empereur, de Luc Jacquet, Alexandrie New York, de Youssef Chahine, A Casablanca, les anges ne volent pas, de Mohamed Asli), au Parc de l’Hermitage (Contes persans, de Mohammad Moghaddam, Le coiffeur du quartier des pauvres, de Mohammed Reggab, Bab El Web, de Merzak Allouache, et au cinéma Lynx (Carnets de voyage, de Walter Salles, Va, vis et deviens, de Radu Mihaileanu, Le pain nu, de Rachid Benhadj. L’art urbain a une place de choix, avec une œuvre monumentale signée Mohamed Aboulouakar qui couvrira toute la surface cylindrique du phare d’El Hank, puis une exposition photographique, intitulée «Ana Bidaoui, ana Bidaouia», à laquelle prennent part Lamia Naji, Pascale de la Orden, Maria Karim, Khalil Nemmaoui et Saâd Tazi.