L'évaluation effectuée par nos experts, a-t-il indiqué dans un entretien à la MAP, fait ressortir que ce risque "existe quoique minime", estimant toutefois qu'"il faut agir" sur l'ensemble du territoire national.

Le Maroc ne dispose "pratiquement" pas d'élevage intensif de canard, qui joue le rôle de relais épidémiologique entre les oiseaux migrateurs et les oiseaux de basse cour, a-t-il affirmé.

Les consommateurs "n'ont aucune raison de s'alarmer", a dit M. Marghi, expliquant que la psychose née autour de "bird flu" (grippe aviaire) est de plus en plus perceptible au niveau national et s'est traduite par une chute sensible des ventes des viandes de volaille.

En cas de déclaration de cas de grippe aviaire, "des mesures d'isolement et d'interdiction de tout contact avec les élevages suspectés sont envisageables", a-t-il ajouté. Pour le moment, la priorité est accordée à la veille, à la surveillance et aux précautions nécessaires pour parer à tout risque d'arrivée de la maladie.

En cas de besoin, le Maroc est " capable de mettre au point et de développer un vaccin approprié contre cette maladie, destiné à ses élevages, a-t-il assuré. "Nous n'excluons pas le recours à la fabrication et au développement d'un vaccin approprié pour les élevages, bien que cela soit coûteux", a-t-il dit.

SENSIBILISATION

L'action des instances concernées couvre l'ensemble du territoire national, a assuré le Secrétaire général du ministère de l'Agriculture, expliquant que le Royaume dispose d'un plan exhaustif d'intervention contre cette pandémie permettant aux autorités et services compétents de faire face d'urgence à toute éventualité d'apparition de la maladie.

Le dispositif mis en place prévoit l'application de mesures de police sanitaire et de bio sécurité conformément à la procédure de gestion d'une situation de crise élaborée à cet effet, a-t-il poursuivi.

Depuis 2003, le Maroc avait interdit légalement toute importation de volailles, de produits d'origine aviaire et de matériel d'élevage à partir de tous les pays déclarés infectés par la maladie, mesure qui a été étendue en 2005 après l'apparition de la maladie en Russie, Kazakhstan, Roumanie, Turquie et Grèce, a-t-il rappelé.

Il a en outre rappelé que son département avait procédé à l'optimisation du système de contrôle de 25 sites ou passages empruntés par les oiseaux migrateurs, parallèlement à un éveil maximal des vétérinaires opérant au ministère et au privé.

Ces mesures techniques visant à détecter le mouvement des oiseaux en provenance de l'extérieur viennent s'ajouter à d'autres dispositions administratives interdisant toute procédure d'importation de petits poussins ou de volaille en général. De même, a-t-il ajouté, il a été procédé au renforcement des mesures de contrôle des voyageurs provenant de pays infectés et à la destruction de toute denrée animale susceptible d'être contaminée.

Et d'ajouter que les médias ont joué un rôle crucial dans la sensibilisation des éleveurs aux méfaits de cette maladie et à l'importance de la mise en place des mesures préventives d'hygiène, tels que le renforcement des bonnes pratiques sanitaires et d'hygiène et la prise de mesures préventives à même d'éviter tout contact entre les volailles domestiques et l'avifaune sauvage.



Source : www.menara.ma