"Les êtres humains sont génétiquement identiques à 99,9%: c'est l'infime pourcentage de différence qui détient la clé expliquant pourquoi certains d'entre nous sont plus susceptibles d'avoir des maladies courantes comme le diabète ou l'hypertention ou répondent différemment au traitement avec certains médicaments", explique un des chercheurs, Panos Deloukas (Wellcome Trust Sanger Institute) dans un communiqué.

L'ADN blotti au coeur des cellules de chaque être humain peut être comparé à un texte de 3 milliards de lettres qui aurait été écrit avec un alphabet de quatre lettres. C'est l'ordre dans lequel se succèdent, sur le long fil de l'ADN, ces quatre lettres ou motifs chimiques élémentaires (G pour guanine, A pour adénine, C pour cytosine, T pour thymidine) qui détermine le programme génétique.

Chaque être humain possède plusieurs millions de variations ponctuelles (portant sur une seule lettre) appelées SNP (Single nucleotide polymorphism ou polymorphisme simple nucléotide), dont la combinaison fait de chacun de nous une personne unique.

Des chercheurs de six pays (Canada, Chine, Japon, Nigeria, Royaume Uni et Etats-Unis) ont participé au projet du Consortium international Hapmap lancé en 2002, associant secteur public et privé de la recherche, qui consistait à repérer les SNP les plus fréquentes et leur association, afin de créer des sortes de balises.

La carte publiée jeudi, qui porte sur 1 million de ces balises ou marqueurs de variation génétique, devrait, selon les chercheurs, permettre d'accélérer la mise au point de traitements ciblés (adaptés au patrimoine génétique de différents types de patients) et la découverte de gènes prédisposant à différentes maladies.



Source : www.menara.ma