Mme Aghzadi, qui présentait les résultats d'un sondage, réalisé par le bureau Sunergia entre le 13 et 15 octobre courant à Casablanca auprès de 300 femmes âgées de 25 ans à 50 ans, a précisé que 63% des femmes n'ont jamais fait examiner leur poitrine par un médecin pour détecter le cancer du sein, une maladie ravageuse.

Le sondage a montré aussi que sur les 64% de celles qui déclarent connaître le mode de dépistage du cancer du sein, seulement 18 % citent la mammographie et 11 % la palpation des seins.

Sur le traitement du cancer du sein, le sondage constate que 63 % des femmes, âges et statuts confondus, disent qu'il existe un traitement à cette maladie, mais ce sont les femmes des classes sociales les plus favorisées qui semblent mieux connaître les moyens permettant de soigner le cancer du sein, tandis que 68 % des plus modestes pensent qu'il n'existe aucun moyen.

L'ablation du sein est la première solution pour 50 % des femmes connaissant l'existence du traitement du cancer du sein.

S'agissant des consultations chez le médecin, le sondage note qu'elles sont 89 %, en tout, à consulter un docteur si elles sont malades mais seules 20 sur 100 le voient aussi pour des contrôles.

Le sondage indique également que 66 % des femmes se rendent chez le médecin 2 fois par an ou plus, tandis que 12 % le consultent moins d'une fois par an.

Mme Aghzadi a, par ailleurs, remarqué qu'en dépit des indemnités des caisses d'assurances sanitaires qui peuvent atteindre jusqu'à 100 %, le dépistage précoce reste faible, déplorant par la même occasion que les malades qui ne bénéficient pas de couverture sociale trouvent de véritables difficultés à se soigner.

Créée en septembre 2002, l'Association Coeur de Femmes lance pour la première fois au Maroc, durant ce mois d'octobre, une campagne de sensibilisation pour le dépistage précoce du cancer du sein.



Source : www.menara.ma