Mohamed Boussaïd, ministre de la Modernisation des secteurs publics, apporte des explications. Il insiste sur le fait que les 4,8 milliards d’économie représentent la différence entre la masse salariale en 2006 et ce qu’aurait déboursé l’Etat si les 38 600 fonctionnaires n’avaient pas quitté et avaient bénéficié des augmentations qui leur ont été promises. Le coût du dialogue social explique donc la différence. Exemple, les administrateurs et techniciens n’ont eu la dernière tranche de leur augmentation qu’en juillet dernier et les enseignants en octobre. L’impact des augmentations, qui a été seulement partiel en 2005, sera totalement comptabilisé en 2006. Mohamed Boussaïd rappelle surtout un fait important : depuis plusieurs années, la masse salariale augmentait de 7,5% en moyenne par an. En 2006, elle baissera pour la première fois. Cette austérité tiendra-t-elle face à la décision de l’Etat de recruter 12 000 fonctionnaires nouveaux en 2006 au lieu de 7 000 initialement prévus ? (voir également page 8)



Source : www.lavieeco.com