Christian Babusiaux, qui a présidé l’INC (Institut national de la consommation), a calculé qu’en France, les ménages dépensaient de moins en moins pour s’alimenter, et orientaient de plus en plus leur budget vers certains domaines en proie à l’inflation (loyers, transports), à la santé et aux équipements de loisirs.

« Les calories grasses et sucrées n’ont jamais coûté aussi peu cher », constate pour sa part Pierre Combris (Inra), contrairement aux denrées propices à la croissance, riches en minéraux et en vitamines.

Le surpoids se présente en effet comme un indicateur social.

En France, il touche davantage les non-diplômés que les diplômés, plus généralement les femmes et surtout les ouvrières. L’obésité progresse en particulier dans le tiers monde et comporte un phénomène nouveau, la double charge : « des mamans obèses donnent naissance à des enfants qui grandissent en présentant tous les symptômes de la malnutrition ».



Source : www.i-dietetique.com