Né dans des conditions difficiles, après le tristement célèbre 11 septembre 2001, le festival est pourtant passé en nombre des invités de 1200 en 2002 à 5000 cette année. Notons la présence française, américaine, indienne, iranienne…, avec toutefois l’absence évidente des professionnels du cinéma égyptien.

Parmi les invités de marque, il y a des metteurs en scène et des acteurs comme Martin Scorsese, J. Jacques Annaud, l’indien Yash Chopra, Catherine Deneuve, l’acteur marocain international Hamidou Ben Messaoud…etc. Les invités marocains sont de différentes sensibilités ; des professionnels du cinéma et du théâtre, des chanteurs, des sportifs, des politiciens, des hommes d’affaires sans oublier les journalistes, les critiques du septième art et les chercheurs.

Le jury quant à lui est formé de neuf personnalités présidées par J. J. Arnaud. Parmi eux un juré marocain qui est le sociologue Abdelkbir Khatibi, la tunisienne Hend Sabri, le coréen Kim Jee Woon, le burkinabé Ouedraougo, l’indienne Deepa Mehta, l’italienne Stefania Rocca, la portugaise Leonor Silveira et l’américaine Mary Sweeney.

Les films en compétition sont au nombre de seize et comptent EL AYEL, film marocain de Moumen Smihi (2005), deux films américains, deux chinois, un film espagnol, un film français, un kirghiz, un danois, un finlandais, un syrien, un canadien, un britannique, un belge, un allemand et un tchèque. Dix sept films sont programmés hors compétition dont onze en découverte. Dix sept films de Chopra sont projetés dans le cadre du coup de chapeau et dix parmi les films tournés au Maroc sont choisis par Scorsese lui- même ; dont Othello de Welles, Edipo Re de Pazolini, Kundun de Scorsese et Two brothers de J.J. Annaud.

Le FIFM a rendu hommage à l’Américain Scorsese et à l’Iranien Abass Kiarostami par la projection de seize des films du premier et huit du second ainsi qu’au marocain Hamidou. L’Espagnol Almodovar s’est désisté lui à la dernière minute. Un panorama spécial de 41 films du cinéma espagnol est à l’honneur. Et d’après les journalistes espagnols auxquels nous avons demandé leur opinion, la sélection de ces films est un travail de professionnels car elle constitue une vraie anthologie du cinéma de notre voisin du Nord. Mais ils soulignent aussi l’absence des cinéastes espagnols.

Quant au seul film marocain; El Ayel, il a été projeté le dimanche à la salle des Ministres au palais des congrès en présence de son équipe. Apparemment, Elayel n’a pas beaucoup plu à certains journalistes français et à quelques marocains. Par contre, le programmateur belge de « Spécial Maroc à Bruxelles » ; Salvatore Leocata, le trouve bien. Il nous a confié que « le cinéma marocain évolue grâce aux moyens qu’il a (studios, possibilité de montage…) et surtout au soutien du CCM qui n’existe presque pas en Afrique. Il aurait pu faire mieux mais ce n’est pas un cinéma comique. Il faut le comprendre ».

Pour conclure, nous dirons simplement que Marrakech qui est la première destination touristique au Maroc peut compter dorénavant parmi la panoplie de ses produits touristiques, le tourisme des festivals aussi. Notons qu’elle est une ville de tourisme culturel, de tourisme des congrès, de tourisme rural…etc. Aussi, elle organise en plus du FIFM, le FNAP (Festival national des arts populaires), le festival de la magie, le festival du théâtre et celui de la chanson marocaine. Ce qui constitue une série d’événements qui attirent une certaine frange des clientèles nationale et internationale.

Source : www.emarrakech.info