Je ne connais pas les deux premières versions de King Kong et je n'ai pas non plus regardé les versions déclinées du film. Donc j'arrive avec un regard neuf sur ce film. Tout le monde attendait au tournant le nouveau film de Peter Jackson après son épopée en Terre du Milieu. Pari réussi avec King Kong qui raconte comment un réalisateur va embarquer son équipe sur une île inconnue afin de tourner un film qui va le remettre sous les projecteurs. Les effets spéciaux sont ébourifants, les paysages de l'île sont grandioses, les monstres (petits et grands) sont terrifiants et Naomi Watts crie bien à défaut d'avoir des dialogues renversants.

Mais si on y réfléchit, l'histoire prêterait presque à sourire: il s'agit d'un immense primate poilu qui tombe amoureux d'une belle blonde. Beaucoup d'hommes se retrouveraient dans cette description et ce n'est pas pour rien que, de temps en temps, le gorille adopte des comportements typiquement humains. La fin de l'histoire nous donne à y réfléchir: le gorille adopte des traits humains tandis que le caractère inhumain de l'homme est mis en avant. Ce qui pose une autre question de réalisation: jusqu'où peut-on aller dans le raisonnable afin de filmer?