Avec ces deux étapes, le rebelle de l'industrie micro pourrait donner l'impression de rentrer dans le rang, après trois décennies passées à se différencier obstinément par ses choix technologiques. Avec plus ou moins de bonheur : sa part de marché a chuté à moins de 3 % du marché mondial. Mais ce ralliement pourrait accélérer le relèvement spectaculaire d'Apple, entamé avec l'iMac et confirmé avec l'iPod, le best-seller planétaire des baladeurs MP3 devenant un produit d'appel pour les utilisateurs de PC. Le rouleau compresseur marketing d'Apple a déjà largement mis en scène cet «effet halo» pour les faire «switcher» vers les machines frappées de la pomme.

En proposant maintenant la coexistence de Mac OSX avec Windows, Apple drague encore plus ouvertement les indécis tentés par ses machines mais effrayés à l'idée de quitter le monde ultradominant de Windows. Une stratégie qui semble séduire la Bourse : le titre AAPL prenait hier 8,32 % à la mi-journée à New York.



Source : www.liberation.fr