L’ANRT a dévoilé le 21 juillet le nom des attributaires des licences de téléphonie mobile de troisième génération au Maroc. Le processus avait débuté en mai dernier avec l’appel à concurrence pour l’octroi de licences 3G. Un appel auquel 4 entreprises ont répondu avant la mi-juillet (Maroc Telecom, Maroc Connect, Medi Telecom et Nejma Télécom Maroc une filiale créée par le Groupe Wataniya International Kowait basée aux Emirats Arabes Unis ). Le groupe Etisalat, des Emirats Arabes Unis, et l’indien Reliance Infocom Limited avaient également retiré un dossier de candidature, mais n’ont finalement pas répondu à l’appel d’offre.

Ce processus visait à octroyer un maximum de trois licences. Chaque attributaire devant payer une contrepartie financière de 360 millions de dirhams et une contribution au réaménagement du spectre pour une enveloppe globale de 180 millions de dirhams, un peu plus de 16 millions d’euros.

L’évaluation des offres s’est faite « notamment sur la base des engagements en matière d’infrastructure, de couverture, de qualité de service, de la diversité des offres de service et de la cohérence de l’offre. »

Sur les bases techniques et économiques de l’évaluation, l’ANRT a classé les 4 candidats et les trois premiers ont obtenus chacun une licence de 3ème génération pour l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de télécommunications au Maroc. C’est Nejma Telecom Maroc a été écarté.

Sur les trois gagnants, deux (Maroc Telecom et Médi Telecom) ont proposé des offres pour l’établissement de réseaux avec les technologies UMTS, la norme 3G européenne, alors que Maroc Connect, classé premier par l’évaluation, a proposé l’utilisation de la technologie CDMA-2000, la norme 3G américaine pour l’établissement de son réseau. Notons que ces deux normes de téléphonie mobile de troisième génération concurrentes se répartissent actuellement le marché mondial dans des proportion de 75% pour l’UMTS et 25% pour le CDMA-2000



Source : www.comparatel.fr