Il faut dire aussi que la qualité des participants dont une trentaine de ministres africains et européens a contribué à rehausser le débat sur ce thème majeur qui a déclenché bien des émules. Les uns, optimistes quant à l'avenir politique et économique du continent et à son intégration tandis que les autres sont en proie à un afro-pessimisme que rien ne tempère.

Le retour du Maroc au sein de la grande famille africaine aura inévitablement été abordé par les personnalités ayant pris part aux travaux du colloque "Le projet des Etats-Unis d'Afrique : quel avenir ?" (4-6 août) initié dans le cadre de la 21-ème session de l'université d'été Al Moatamid Ibn Abbad et de la 28-ème édition du moussem culturel international d'Assilah.

Parmi les voix qui se sont élevées pour appeler l'Afrique à prendre les dispositions nécessaires pour consacrer le retour du Royaume au sein de l'organisation continentale, celles des ministres africains des affaires étrangères, dont Cheikh Tidiane Gadio, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et des sénégalais à l'extérieur, Amadou Mokhtar Mbow, ancien Directeur général de l'Unesco et président du cercle d'amitié maroco-sénégalais, Raymond Ramazani Baya, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la république démocratique du Congo, pour ne citer que celles-là.

Pour Cheikh Tidiane Gadio, les équivoques sont levées et le décor est planté: il est nécessaire de "réparer l'erreur" qui a été commise dans le socle africain, à savoir la reconnaissance d'une entité fictive. Le Maroc doit rejoindre la grande famille africaine et occuper la place qui lui échoit, a-t-il dit.

Même son de cloche chez l'ancien directeur général de l'Unesco, Amadou Mokhtar Mbow. "Je réitère mon appel au même titre que nous tous réunis ici pour que le Royaume reprenne la place qui lui revient au sein de l'Afrique", a-t-il indiqué.

"Le Maroc a été l'un des tout premiers fondateurs de l'Afrique moderne, sa place reste celle d'un pionnier", a affirmé celui que l'on surnomme affectueusement "le doyen".

Source : www.menara.ma