Il n'y a pas de doute, la plus francophone des stars australiennes est bel et bien au Maroc. Tina Arena qui est apparue devant un parterre de journalistes n'a pas caché sa joie d'être au Maroc. Une occasion pour la chanteuse d'exhausser un rêve d'enfant. Explications : «Durant mon enfance en Australie, je n'ai pas connu beaucoup de choses du Moyen-Orient. Si ce n'est que des merveilleuses histoires racontées dans des livres comme Mille et une nuits. Tellement extraordinaires que je me disais peut-être un jour j'aurai la chance de visiter un de ces pays qui me font tant rêver. Aujourd'hui je suis ici, bien sûr pour le travail, et je peux dire que c'est vachement agréable d'être parmi vous», a-t-elle expliqué à l'auditoire.

La chanteuse a choisi de faire escale à Casablanca afin d'y rencontrer un public qui l'aime bien et apprécie ses talents, et ce dans le cadre d'une tournée entamée au mois de juin en France.

De son enfance, Tina Arena n'a pas seulement gardé des souvenirs des Mille et une nuits. Au cours de cette rencontre, la chanteuse a également évoqué sa participation à l'émission télévisée «Young talent time» alors qu'elle avait seulement 8 ans. Le premier lieu de son apprentissage : «C'était une grosse production suivie tous les samedis, à partir de 6h30, par 6 millions de spectateurs. C'était une émission familiale et très populaire et dans laquelle j'ai appris mon métier», a-t-elle confié.

Bien qu'installée en France, la chanteuse australienne n'a pas pour autant oublié son pays d'origine, l'Australie. Son arrivée en France et ses nombreuses tournées à l'étranger ont une explication toute naturelle : «L'Australie est mon pays. C'est là-bas que j'ai commencé ma carrière. C'était important pour moi d'avoir des rapports très proches avec l'Europe. Pour lancer une carrière internationale, il faut sortir de son pays, c'est un réflexe universel. Je ne suis pas du genre à rester dans un milieu trop confortable, cela n'apporte rien. J'ai besoin de m'informer, d'échange culturel parce que c'est ce qui forme le caractère. C'est cette richesse qui a forgé mon métier» a-t-elle ajouté.

La star a aussi gratifié l'auditoire de précieuses explications sur son album «Je m'appelle Badgad». A propos duquel elle a notamment déclaré : «Je pense que le message s'explique seul. Cettte chanson n'est pas spécifique à Bagdad parce que ce n'est pas la seule ville au monde qui vit dans la guerre. Cette chanson touche tous les pays vivant en guerre. Je ne suis pas politicienne, mais mon travail en tant que musicienne est de parler des choses qui ne sont pas fantastiques», a-t-elle précisé.

Après le Maroc, Tina Arena compte prendre un petit repos en novembre pour se ressourcer en Australie où «j'aurai le plaisir de faire visiter, pour la première fois, l'Australie à mon fils né en France. Je vais également faire des recherches sur de nouveaux matériels et travailler à l'écriture de mon prochain album», a t-elle conclu.

Tina Arena a été récompensée par trois Grammy Awards dans les catégories «Meilleure vente d'albums», «Meilleure artiste féminine australienne» et désignée «Meilleure chanson de l'année» en 1994.

Elle donnera un concert ce soir à partir de 21h au Mégarama de Casablanca.



Source : fr.allafrica.com