Quelques-unes des oeuvres les plus connues de Rodin (1840-1917), comme "Le baiser", "Le penseur" ou l'une des épreuves de "La porte de l'enfer" sont présentées lors de cette rétrospective, qui réunit plus de 200 sculptures, ainsi que des croquis, dessins érotiques et des photographies.

La plupart de ces objets, pour la première exposition consacrée à Rodin depuis 20 ans en Grande-Bretagne, proviennent du Musée Rodin à Paris et de la maison du sculpteur à Meudon, dans la banlieue parisienne, et sortent pour la première fois de France.

Sur la place d'entrée de la Royal Academy, est présenté une épreuve de "La porte de l'enfer", jamais vue auparavant en Grande-Bretagne et prêtée par la Kunsthaus de Zurich (Suisse), une gigantesque pièce inspirée de ses oeuvres précédentes et que Rodin n'eut pas le temps d'achever avant sa mort.

Est également exposé "Le penseur", l'oeuvre la plus connue de Rodin, qui devait initialement prendre sa place sur "La porte de l'Enfer", avant que le sculpteur ne décide d'en faire un élément en soi.

La Royal Academy annonce cette exposition comme "l'une des plus importantes" de son histoire, avec pour thème sous-jacent "la relation d'amour de Rodin avec la Grande-Bretagne, où il a établi son nom comme sculpteur de renommée internationale".

L'histoire entre Rodin - hommes de grandes amours et passions - et Londres débuta en 1881, quand l'artiste visita pour la première fois la capitale britannique. Une année plus tard, il exposa à la Royal Academy, proposant notamment son "Buste de Saint-Jean Baptiste".

"Rodin a connu le succès en Grande-Bretagne avant de devenir un artiste établi en France", explique Catherine Lambert, l'une des commissaires de l'exposition, qui ajoute que depuis 1900 de nombreux musées britanniques, dont ceux de Manchester, Cardiff ou Glagow, ont acquis des oeuvres du sculpteur français.

En 1911, l'Etat britannique acheta "Les Bourgeois de Calais", qui furent placés devant le parlement dans les jardins de Westminster. Fasciné par le British Museum, Rodin fit don au pays de 18 oeuvres en 1914.

Source : www.tv5.org