Du sport d'élite, il faut dire que les clubs et équipes casablancais, toutes disciplines confondues, trouvent un mal fou pour dénicher un cadre digne d'abriter leurs manifestations. Comme premier point noir à citer dans ce cas de figure, c'est l'ensemble sportif Mohammed V. Un véritable casse-tête chinois ce complexe fermé aux pratiquants à chaque saison.

Pour l'édition 2006-2007, les deux clubs phares de Casablanca le WAC et le Raja en ont vu de toutes les couleurs et ils ne sont pas encore à la fin de leur misère. Une recouverture du stade prévue pour l'entame de l'année prochaine, mais d'ici-là Wydadis et Rajaouis auront à se taper de sacrées trottes pour accueillir leurs adversaires dans des terrains neutres.

Au sujet de la réhabilitation du stade, il ne faudrait pas se leurrer dans la mesure où les travaux de réfection n'ont concerné que la pelouse verte et non pas les dépendances du complexe qui nécessitent un travail du fond en comble afin qu'elles soient à la hauteur des structures de stades qui portent bien leur nom.

Si le complexe Mohammed V constitue la partie apparente de l'iceberg d'une infrastructure inappropriée, il y a lieu de citer également d'autres aires de jeu laissées à l'abandon. Le stade Larbi Ben M'bark dont le montant des travaux a été estimé à plus de quatorze milliards de centimes ne peut, en aucun cas, servir uniquement d'école de formation au Wydad, au moment où bon nombre de clubs peinent à dénicher une aire de jeu où ils peuvent recevoir leurs adversaires pour le compte d'événements officiels à caractère national.

Il n'y a pas que le football qui pâtit de cette situation, mais toutes les disciplines. Et les dirigeants des autres sports collectifs, comme le basket, le hand ou le volley en savent quelque chose. A maintes reprises, les clubs casablancais de ces sports se trouvaient dans l'obligation de demander auprès des instances fédérales, le sport de leurs matchs faute de salles disponibles.

Si les pratiquants du sport d'élite, que ce soit en individuel ou collectif, voient le rendement affecté au plus haut point par ce facteur d'absence sinon tout court d'infrastructure du moins de stades non conforme,l'état des lieux est des plus fâcheux pour les sportifs en herbe. A cause d'une urbanisation poussée à l'extrême et la traque systématique au moindre mètre carré libre parsemant l'agglomération, la conséquence est désastreuse.

Plus d'espace libre et les rares aires de jeu restantes ou fraîchement créées ne suffisent plus à une population casablancaise dont le nombre des jeunes ne cessent d'aller crescendo.

Un constat alarmant et il urge de voir les décideurs politiques et sportifs en premier de la ville se pencher sur cette question. Car il y va de l'intérêt du sport dans la métropole. Et qui dit Casablanca sous-entend tout le Maroc du fait que de tout temps la ville avait servi de pépinière de talentueux sports qui, avant de se forger une place dans l'espace de sport-élite avaient brillé au niveau du sport de masse.



Source : fr.allafrica.com