L’Economiste: Quel est exactement le contenu de cet accord? - Jean-François Fiorina: Le premier volet vise la création d’un master en informatique décisionnelle dédié aux managers marocains. On a prévu aussi des activités de recherche avec des bourses octroyées par SAS à des étudiants de l’ESCA afin de mener des projets dans la grande distribution et la banque-assurance. Le lancement d’une université d’été en juillet 2007 sur l’ensemble de l’Afrique figure aussi parmi nos objectifs.

La majorité des entreprises marocaines n’ont pas de structure dédiée à l’intelligence économique. Ne craignez-vous pas qu’il y ait un décalage entre la formation et le marché du travail? - Non, parce que nous avons déjà développé ce type de partenariat avec SAS Institue qui est déjà en relation avec des clients grands comptes (RAM, Meditel...). Donc, elle maîtrise parfaitement les besoins en formation. Les filiales marocaines des multinationales utilisent les logiciels SAS. A ce titre, la gestion de la connaissance et la prise de décision sont des éléments stratégiques pour les entreprises. C’est pour cela que la formation d’informatique décisionnelle ne s’adresse qu’aux managers.

Comment vous expliquez la ruée des établissements français vers l’externalisation des formations au Maghreb? - Chacun a sa propre stratégie. De notre part, nous souhaitons accompagner principalement les entreprises françaises dans leur internationalisation. Le recrutement d’étudiants étrangers fait aussi partie de notre politique. Historiquement, les étudiants marocains arrivent en tête des nationalités représentées au sein de notre école. Notre terrain de jeu est donc mondial. Promouvoir notre expertise pédagogique dans la coproduction de diplômes fait aussi partie de nos ambitions.



Source : www.leconomiste.com