L’explication scientifique est forgée de deux arguments.

Tout d’abord, la face interne du prépuce est une muqueuse très fine. Sa finesse la rend très perméable. Cette partie du sexe masculin peut donc retenir le VIH pendant et après un rapport non protégé, et constitue ainsi en quelque sorte une porte d’entrée pour le virus.

D’autre part, après le rapport sexuel, le pénis est humide. Or le desséchement est un ennemi et un obstacle pour VIH. Un pénis non circoncis reste humide pendant un certain temps entre le prépuce et le gland, alors qu’un pénis circoncis sèche plus rapidement.

Ce sont des études américaines qui ont rendu ce constat possible. Au Kenya, 3000 hommes volontaires ont été circoncis, dont la moitié immédiatement et l’autre deux ans plus tard. Résultat : quelque temps après, au sein du groupe des hommes circoncis, 40 % de contamination en moins.

Ce que l’OMS et l’Onusida souhaitent faire désormais, c’est donc la promotion de la circoncision ! Evidemment, cette pratique doit être effectuée dans des normes d’hygiène correctes. Le risque qui reste important, c’est que les hommes qui sont circoncis croient qu’ils sont immunisés contre le Sida, ce qui n’est pas le cas.



Source : www.lexode.com