MOHAMED Benchaâboun y pense toujours, le programme de formation de 10.000 ingénieurs par an d’ici 2010 a été initié pour accompagner les grands projets de développement du Maroc. Le directeur général de l’Agence nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) précise que 30 établissements sont impliqués dans cette vaste opération qui a déjà mobilisé 1 milliard de dirhams.

Benchaaboune qui s’exprimait lors d’un atelier traitant de la question des ingénieurs face à la mondialisation au Maghreb, a souligné que ce programme augmentera de plus de 50% le nombre des lauréats des grandes Ecoles et des Universités (passant de 4300 à 10.000 ingénieurs à l’horizon 2010), sachant que pour certains secteurs, dont les TIC, l’effectif des ingénieurs devra tripler d’ici 2010 pour atteindre 4500 lauréats.

Déjà, selon le bilan présenté par M. benchaaoun, les réalisations ont dépassé de 5% les prévisions alors que la demande en ingénieurs ne cesse d’augmenter. Autrement dit, pour ces chanceux du marché du travail, il n’y aura pas de chômage.

Effectivement, plus de 93% des lauréats de l’Institut national des Postes et Télécommunications (INPT) ont été recrutés deux mois après l’obtention de leurs diplômes et 40% des étudiants ont reçu des offres d’emploi avant même leur sortie. De quoi inciter les étudiants à la recherche de filières utiles à virer de bord.

L’Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP), impliquée elle aussi dans le programme des 10.000 ingénieurs, verra ses élèves ingénieurs passer de 500 à 900 en 1010, a indiqué Dalil Guendouz, directeur de l’EHTP.

C’est pourquoi, l’école renforce son équipe pédagogique et maintient la participation des professionnels à la formation à hauteur de 50% des quotas horaires. Elle accorde, par ailleurs, une grande importance aux activités parascolaires et culturelles. La formation comprend plusieurs axes, technique, managérial, de communication, de langues et de la culture générale. L’école veut former des cadres internationaux capables d’exercer n’importe où dans le monde. Après trente promotions et 4.000 ingénieurs, l’établissement veut faire mieux.

Il faudrait aussi au passage veiller à ce que les lauréats trouvent du travail au Maroc, ce qui nécessite un autre plan pour après l’école.

Source : www.lereporter.ma