Intervenant lors d'un séminaire sous le thème "L'université marocaine entre défis du développement et problématique de l'emploi", organisé par l'Association des étudiants-chercheurs en chimie, en collaboration avec la faculté des sciences de l'université Mohammed V, M. Aghmani a souligné la nécessité pour les universités de s'ouvrir sur le marché de l'emploi et d'adapter leurs programmes à ses nouvelles exigences.

L'enseignement technique, particulièrement prisé par le marché, ne représente que 5 % des filières universitaires, alors que la formation littéraire représente 50 % et la formation scientifique 45%, a-t-il rappelé, notant que ces taux ne permettent pas de satisfaire l'offre d'emploi, d'autant plus que les 128.000 postes créés en 2007 concernaient des secteurs essentiellement techniques tels le bâtiment, les travaux publics, l'industrie et les services.

Dans un contexte marqué par la mondialisation de l'investissement et de l'emploi, le Maroc est plus que jamais appelé à qualifier ses ressources humaines afin de répondre aux exigences techniques des offres d'emploi, a-t-il ajouté.

Dans la même foulée, M. Aghmani a fait remarquer que les opportunités d'embauche à la Zone franche de Tanger (TFZ) sont ouvertes à des filières techniques qui ne sont pas suffisamment assurées par l'université marocaine, mettant l'accent sur la nécessité d'investir dans la formation touristique afin d'accompagner le Plan Azur.

Source : www.lematin.ma