Mountazer al-Zaïdi était condamné à trois ans de prison ferme pour "voie de fait sur la personne d'un chef d'Etat étranger" le 12 mars 2009. Ses avocats font appel de la condamnation. La haute cour irakienne ramène sa peine en seconde instance à un an de prison ferme, en raison de son absence d'antécédents judiciaires. Le 15 septembre 2009, Mountazer al Zaïdi est finalement libéré pour bonne conduite, après avoir purgé les trois quarts de sa peine à la prison de la base militaire de Mouthanna. À sa sortie, il affirme avoir été torturé pendant sa détention: "Au moment où Nouri al-Maliki (le premier ministre irakien) expliquait à la télévision qu'il ne dormait pas tant qu'il ne serait pas rassuré sur mon sort, j'étais frappé à coups de câbles électriques et de barres de fer; mes geôliers ont simulé des noyades (technique employée par la CIA)". Mountazar al-Zaidi indique qu'il renonce à son emploi à Al-Baghdadia TV. Il ira à l'étranger, notamment dans les pays arabes, pour remercier toutes les personnes qui l'ont soutenu. Il utilisera sa notoriété mondiale et l'argent promis par ses admirateurs l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, va jusqu'à lui offrir un cheval en or au profit de diverses causes humanitaires et sociales. Le lancer de chaussures est désormais un moyen de protestation populaire dans le monde entier.