Une Panenka et une frappe de 25 mètres, le tout en à peine plus d'une demi-heure. Samedi soir, à Marcel-Picot, Youssouf Hadji a su alterner la force et la finesse pour inscrire son premier doublé de la saison face à Sochaux (2-1), pour la 7e journée de Ligue 1.

Doux et dur à la fois, Hadji le magnifique s'est rappelé aux bons souvenirs des habitués de Marcel-Picot, rappelant son frère, Mustapha, lui aussi formé en Lorraine et qui avait, en son temps, illuminé le milieu de terrain nancéien.

Premier doublé depuis 2008

En Ligue 1, il s'agit du troisième but du Marocain. Mais sa première réalisation, face à Lyon lors de la 4e journée, n'avait pas la classe de son penalty en feuille morte. "C'était prévu. Je savais que j'allais le faire. Maintenant, les gardiens vont se méfier, mais j'aurais plus de choix. Je pourrais tirer à droite ou à gauche", racontait Youssouf Hadji au terme de la rencontre. Les gardiens du championnat vont commencer à le savoir. Quand il pose son ballon pour tirer un penalty, Youssouf Hadji pense déjà à sa Panenka. L'attaquant nancéien, qui avait déjà réussi ce geste face à Valenciennes la saison dernière, ne s'est pas dégonflé au moment de s'exécuter, au bout de 3 petites minutes de jeu. Le talent, tout simplement.

Le deuxième but ? Une frappe lumineuse de 25 mètres en pleine lucarne. "Il me fait penser à celui de Bastos à Lyon contre nous, une frappe limpide qui tape la lucarne et ciao. Aujourd'hui, c'était pareil mais dans l'autre sens", s'est régalé son entraineur Pablo Correa. Meilleur buteur de l'ASNL la saison passée (1 buts), Hadji semble enfin prêt à lancer sa saison, handicapée, il est vrai, par des blessures au pied et aux adducteurs.

Hadji, comme Féret

Quand Hadji est là, Nancy va. Quand Hadji n'est pas là, Nancy va aussi. Ainsi, le club du président Rousselot a remporté, avant la réception de Sochaux, ses trois succès (deux en Ligue 1, un en Coupe de la Ligue) sans son attaquant, qui avait, par contre, participé aux trois défaites des siens. Reste que ce doublé met fin à une mauvaise série nancéienne, le club n'ayant plus gagné, en championnat, depuis 4 rencontres.

Symbole de cette rédemption, Youssouf Hadji est, avec Julien Féret, l'une des seules raisons de regarder Nancy cette saison. Le jeu indigent prôné par Pablo Correa a atteint des sommets face à Lorient (3-1), au terme d'une rencontre où l'Uruguayen avait fustigé ses hommes pour leur manque de travail et de maturité. Au Moustoir, les Nancéiens avaient pris l'eau. Depuis, cela va - un peu - mieux. Merci qui ?



Source : www.football.fr