"Ce prix n'est pas une reconnaissance de mes propres réalisations, mais plutôt l'affirmation du leadership des Etats-Unis au nom des aspirations des peuples et des nations à un monde meilleur", a souligné le chef de l'exécutif US, qui s'est dit à la fois "surpris" et "reconnaissant" à l'égard de la décision du comité Prix Nobel.

A travers l'histoire, a-t-il rappelé, "le Prix Nobel de la Paix n'a pas toujours été décerné pour couronner une réalisation spécifique, mais aussi pour donner un nouveau souffle à certaines causes", tout en affirmant qu'il n'avait pas l'impression de mériter une telle récompense.

Il a néanmoins souligné qu'il "accepte ce Prix Nobel en tant qu'appel à l'action, un appel à toutes les Nations à faire face aux défis communs du 21-ème siècle", notant que ces défis ne peuvent pas être relevés par un seul leader ou une seule nation.

"C'est pour cette raison que l'Administration américaine veut œuvrer dans le cadre d'une nouvelle ère, dans laquelle toutes les nations sont responsables du monde où nous vivons", a insisté le premier Président afro-américain des Etats-Unis, qui incarne à 48 ans le rêve du militant noir des droits civiques, Martin Luther King.

On ne peut tolérer que la prolifération des armes nucléaires mette en danger la paix et la stabilité du monde, qui sera sous la menace d'un "holocauste nucléaire" bien que les nations ont le droit de disposer du nucléaire à des fins civiles, a réitéré le Président Obama, en droite de son discours donné récemment devant l'Assemblée générale des Nations Unies.

Le Président Obama s'est, d'autre part, prononcé pour un monde débarrassé des préjugés raciaux et religieux, bénéficiant des bienfaits de la prospérité et du progrès.

Il a, par ailleurs, tenu à rappeler sa qualité de commandant en chef des forces armées d'un pays qui œuvre à mettre fin à la guerre en Irak tout en étant engagé en même temps en Afghanistan "pour lutter contre un adversaire (...) qui met en danger la sécurité des Américains et des alliés des Etats-Unis".

Obama a indiqué, d'autre part, que son Administration est confrontée au niveau interne à une crise économique et à ses effets pervers sur la vie de millions d'Américains. "Il s'agit là de problèmes auxquels je fais face chaque jour au nom du peuple américain", a-t-il dit.

Le Prix Nobel de la Paix, a conclu le Président, doit être partagé avec tout un chacun aspirant à la justice et à la dignité de par le monde et avec tous ceux qui consentent des sacrifices au prix de leur vie et de leur sécurité.

La Maison Blanche ne s'attendait pas à ce que le Président Barack Obama, qui n'a pas encore bouclé la première année de son mandat présidentiel, soit le récipiendaire du Prix Nobel de le Paix 2009, a confirmé le porte-parole, Robert Gibbs, lors de son point de presse quotidien.

"La nomination, qui est intervenue extraordinairement tôt de la présidence d'Obama a envoyé une onde de choc de la Norvège à Washington", avait fait observer le +New York Times+.

Ce Prix intervient à un moment où le Président Obama fait face à un débat passionné, qui divise sa propre base électorale, autour de l'augmentation ou pas du contingent militaire US stationné en Afghanistan, outre la menace d'Al Qaeda et la résurgence de l'insurrection des Taliban.

Au plan interne, la hausse du taux de chômage aux alentours de 10 pc, un record depuis 1983, la récession née de l'éclatement l'année dernière de la crise économique, la régulation du marché financier et la réforme du système de santé figurent parmi les questions les plus complexes qui définiront par ailleurs la présidence de Barack Obama.



Source : www.map.ma