La cérémonie d'ouverture qui a eu lieu à 20h dans la grande salle du cinéma Roxy, a été marquée par la présence du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri et de la ministre de la culture, Touriya Jabrane et d’une pléiade de cinéastes, réalisateurs, artistes et comédiens sans oublier un public avide des nouveautés du 7e art marocain.

Au cours de cette cérémonie, Nour-Eddine Sail, Directeur Général du Centre cinématographique national (CCM) a prononcé un discours célébrant la dixième édition de ce festival et rappelant son histoire, mais aussi soulignant son importance dans le paysage cinématographique marocain.



« En célébrant son cinquantième anniversaire, le cinéma marocain rend hommage aux pionniers mais offre surtout aux nouvelles générations un aperçu du travail fourni et du chemin parcouru. De ce fait, c’est le tremplin par excellence pour de nouveaux départs », a-t-il précisé.



Intervenant lors de cette cérémonie, le critique et historien du cinéma égyptien Samir Farid, président du jury long métrage, a rappelé que le cinéma marocain a atteint une phase de maturité et d'esthétique. En témoigne, selon lui, la diversité et l'excellence des films produits durant ces dernières années, outre l'ouverture démocratique ayant permis aux réalisateurs de se pencher sur de nouveaux thèmes .



Hommage au magicien de la pellicule

Cette cérémonie d’ouverture s’est distinguée surtout par l'hommage posthume qui a été rendu par le festival au réalisateur et romancier, feu Mohamed Ousfour. Un hommage exceptionnel à 50 ans de cinéma marocain avec la présentation du tout premier film de l’histoire du cinéma marocain réalisé en 1958, « Le fils maudit ».

Il était l'homme orchestre. Scénariste, producteur, acteur, éclairagiste et réalisateur, Mohamed Ousfour faisait lui-même la projection de ses films dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib. Des films tournés avec sa première caméra, une Pathé-baby 9 mm, acquise à l’âge de 17 ans chez un brocanteur.



Pour ceux qui ne cessent de se lamenter sur leur sort prétextant la maigreur des moyens, le manque d’infrastructures, de techniciens cadres, de lieux de projection… ils devraient plutôt méditer longuement l'exemple de Mohamed Ousfour qui, avec des moyens rudimentaires et de la récupération de la pellicule utilisée, est parvenu quand même à faire un vrai cinéma.



Samir Farid président du jury



Chapeauté par Samir Farid, le jury, qui départagera les films en compétition dans la catégorie long métrage, sera composé de la productrice italienne, Mme Rosana Seregni, du délégué général du Festival Panafricain de Ouagadougou (Burkina Faso), M. Michel Ouedraogo et du directeur au ministère sénégalais de la culture, M.Amadou Tidiane Niagane.



Côté nationaux, le jury comprend Mme Bouchra Alami, animatrice d'émissions TV sur le cinéma, M. Mohamed Sallou, chercheur à l'Institut Royal de la Culture Amazigh et Khalil Damoun, critique de cinéma.



Pour la compétition officielle de la catégorie court métrage, la présidence du jury a été confiée à l'écrivaine marocaine, Mme Rajae Benchemsi.



Siègera également au jury de cette catégorie l'écrivaine et productrice marocaine Noufissa Sbaï, la réalisatrice allemande Brigitta Kuster, le journaliste Njib Tadili (Maroc) et le directeur de production Driss Laraki (Maroc).



Volet débats sur le 7ème art, la manifestation, organisée par le centre Cinématographique Marocain (CCM) en collaboration avec les chambres professionnelles du cinéma, sera marquée par une table ronde sur le thème "Cinéma marocain: bilan et perspectives".



Source : www.menara.ma