Le gouvernement algérien via le groupe public Sonelgaz veut porter la puissance électrique totale installée à plus de 10 gigawatts dès la fin de l’année en cours. Objectif: combler le déficit et en finir avec les délestages mal vécus par les populations. Cela dit, un «plan Marshall de sauvetage énergétique» de la Sonelgaz de quelque 6,5 milliards de dollars sera mis en route. Cet investissement de 6,5 milliards de dollars provoque l’appétit des investisseurs étrangers. Ainsi, plusieurs firmes européennes et américaines affichent d’ores et déjà leur intérêt. En premier lieu, l’USTDA veut propulser les investissements des firmes américaines dans la production électrique algérienne. L’appel d’offres porte sur un marché de prospection sur le terrain en vue de présenter des rapports détaillés sur les opportunités qu’offre l’Algérie. Pour ce faire, l’entreprise retenue devra séjourner pendant 5 jours en Algérie pour produire, avant le 19 mars prochain, des fiches détaillées sur les projets énergétiques susceptibles d’intéresser les sociétés électriques américaines. Selon l’USTDA, le marché algérien de l’électricité apporte «d’excellentes opportunités» dans la volonté algérienne de développer ses exportations d’électricité vers l’UE en utilisant le gaz algérien. Hormis le géant américain General Electric Energy - qui a tout de même remporté d’intéressants contrats- dont la construction de la centrale de Koudiet Eddraouch, pour un montant de 635 millions d’euros et la rénovation de 51 turbines à gaz pour Sonelgaz, pour un autre montant de 660 millions d’euros, d’autres firmes américaines sont plutôt spécialisées dans le domaine pétrolier. Il est utile de rappeler que le marché algérien de l’électricité est en perpétuel essor. En effet, la consommation d’énergie complète dans tout le pays a quadruplé entre le début des années 70 et le début des années 1990, et ce grâce aux efforts gouvernementaux de compléter le programme d’électrification rural et prolonger le réseau du gaz domestique. Les estimations de Sonelgaz datées de 1993 font état d’un réseau électrique de moyenne tension ayant atteint les 350.000 km avant 2005 (contre 102.000 km en 1987). Avant l’indépendance en 1962, presque la moitié de l’électricité de l’Algérie a été produite par l’énergie hydro-électrique. Trois décennies plus tard seulement 7 % de la production nationale est hydroélectrique. Les sources principales de génération d’électricité sont localisées à Alger, Annaba et Oran.



Source : www.leconomiste.com